Allergie aux acariens - Mesures préventives

Ce qu’il faut savoir

Les acariens sont de minuscules arachnides, invisibles à l’oeil nu, mesurant entre 0,1 et 0,5 millimètre. Les espèces les plus courants dans nos habitations sont Dermatophagoides pteronyssinus et Dermatophagoides farinae. Ils se nourrissent principalement de squames de peau humaine, de cheveux, de moisissures et de poussières domestiques. Leur lieu de vie privilégié est la literie, où chaleur, humidité et obscurité favorisent leur développement. On les retrouve aussi dans les tapis, moquettes, canapés, peluches et rideaux.

Dans les Pays de la Loire, notamment sur la façade atlantique, l’humidité ambiante favorise leur présence dans l’habitat. 

A contrario, on observe une disparition des acariens en altitude, au-delà de 1500m, où l’air est trop sec.


L’allergie aux acariens

L’allergie aux acariens est déclenchée par l’inhalation de protéines présentes sur les acariens eux-mêmes et dans leurs déjections. Ces allergènes provoquent une réaction exagérée du système immunitaire chez les personnes sensibles, responsable des symptômes allergiques.


Symptômes

Les symptômes les plus fréquents sont :

  • rhinite allergique : nez bouché, écoulement nasal clair, éternuements répétés, démangeaisons nasales, du palais ou des oreilles.
  • conjonctivite : yeux rouges, larmoyants, démangeaisons oculaires, impression de « grains de sables » dans les yeux.
  • asthme allergique : toux sèche, oppression thoracique, respiration sifflante, difficulté à respirer, en particulier la nuit ou au réveil.
  • fatigue et troubles du sommeil liés à la gêne respiratoire nocturne.

Mesures d’éviction des acariens

1. Aération et lutte contre l’humidité

  • Aérez quotidiennement le logement, surtout les chambres, au moins 10 minutes matin et soir.
  • Vérifiez le bon fonctionnement du système de ventilation par un professionnel, tous les 3 à 5 ans.
  • Maintenez une température de 17 à 18°C dans la chambre et une humidité relative inférieure à 60% dans le logement.
  • Pour cela, l’utilisation d’un thermo hygromètre peut être utile.

2. Hygiène de la literie

  • Lavez draps, taies et housses de couette chaque semaine à 60°C.
  • Lavez en machine les couettes, oreillers et peluches tous les trimestres.
  • Protégez les matelas et oreillers à l’aide de housses antiacariens validées.
  • Préférez un matelas récent (âge inférieur à 10 ans) et un sommier à lattes.
  • Eliminez la literie en plumes (couette, oreillers, traversins…).

3. Entretien du logement

  • Éliminez tapis, moquettes et peluches non lavables dans les chambres.
  • Nettoyez régulièrement les surfaces avec un chiffon humide et passez l’aspirateur équipé d’un filtre à poussière HEPA chaque semaine.
  • Évitez l’accumulation de linge et d’objets susceptibles de retenir la poussière.

4. Autres conseils

  • Évitez les animaux et plantes dans les chambres (sources d’allergènes).
  • Evitez d’utiliser des produits chimiques anti-acariens (acaricides) même dits « naturels » ou « biologiques » qui sont toxiques.
  • Utilisez des tests de détection rapide d’allergènes pour mesurer régulièrement la quantité d’acariens dans la literie.
  • Faites appel au conseiller médical en environnement intérieur (CMEI) du CHU de Nantes si besoin, sur prescription médicale.

5. Consultation de l’allergologue

  • Consultez un médecin ou un allergologue pour un diagnostic précis et un suivi adapté.
  • Un traitement médicamenteux (antihistaminiques, corticoïdes inhalés, corticoïdes en spray) ainsi qu’une désensibilisation peut être proposé selon l’intensité et la fréquence des symptômes.

En résumé

La lutte contre les allergènes des acariens repose avant tout sur la prévention et l’hygiène de l’environnement domestique. En adoptant des gestes simples et réguliers, il est possible de réduire significativement la présence d’acariens et d’améliorer la qualité de vie des personnes allergiques.