accès direct au contenu


 

les médecins spécialistes

  • Dr Isabelle Orignac

     

la pathologie

  • Qu'est-ce que le glaucome ?
           

Le glaucome est une maladie oculaire qui touche principalement les personnes
agées de plus de 45 ans.
Il est dû à une montée de la pression oculaire entraînant une atteinte du nerf optique et du champ visuel.Le nerf optique est le nerf qui transmet les images de notre environnement de l'œil au cerveau
Le glaucome est une maladie sévère mais la médecine et la chirurgie disposent maintenant d'armes efficaces pour la maîtriser.
 
 

  • Quels en sont les signes ?
        

Il s'agit d'une maladie passant longtemps inaperçue car elle est le plus souvent non douloureuse et car elle ne se traduit pas par une gêne visuelle notable dans les phases initiales.
Pendant très longtemps, la vision devant soi est conservée car les déficits du champ de vision surviennent très lentement.
Quand la pression oculaire est très élevée, autour de 30 mm de mercure, le patient peut ressentir une gêne oculaire, voire des maux de tête ou des nausées.

Seul, l'ophtalmologiste est capable de dépister les premiers signes de l'atteinte en examinant le nerf optique et en demandant que le champ visuel soit mesuré. Le plus souvent, lorsqu'il est diagnostiqué tôt et bien traité, le glaucome n'évolue pas et la vision se stabilise. Si un traitement n'est pas mis en route ou pas suivi, le glaucome évolue et finit par gêner la conduite automobile ou la lecture et au dernier stade faire perdre la vue.

 

  • Quels sont les examens à réaliser ?
        
    • Prise de la tension oculaire et pachymètrie cornéenne: elle est réalisée le plus souvent après instillation de gouttes pour anesthésier la cornée et en approchant ensuite près de l'œil un petit appareil (le tonomètre) ou par un appareil qui projette de l'air pulsé sur la cornée. La pression intra-oculaire normale est comprise entre 10 et 21mmHg mais il s'agit là d'une moyenne;
       
    • gonioscopie: la gonioscopie pratiquée par votre ophtalmologiste lui permettra de préciser le type de glaucome (glaucome à angle ouvert ou fermé);
       
    • fond d'oeil: la couleur, la forme et l'aspect du nerf optique permettront de voir s'il présente des lésions dues au glaucome;
       
    • champ visuel: en cas de suspicion de glaucome, vous bénéficierez d'un examen du champ visuel pour voir s'il existe des lacunes dans celui-ci. Cet examen sera répété régulièrement au cours du suivi;
       
    • analyse du nerf optique: dans certains cas, on peut s'aider de photos du nerf optique analysées par ordinateur, pour améliorer la prise en charge et le suivi de la maladie.
       

En cas de diagnostic ou de forte suspicion de glaucome, ces mêmes examens seront répétés périodiquement afin de s'assurer que la maladie est bien maîtrisée et que votre vision est sauvegardée.

 

  • Quel est le traitement du glaucome ?
        

Le traitement a pour but d'arrêter l'évolution de la maladie sans pouvoir la faire régresser.
Il existe différents traitements du glaucome : les collyres, le laser et la chirurgie. Ils sont toujours centrés sur la diminution de la pression oculaire
Le plus souvent, le glaucome est contrôlable par le traitement médical, à condition d'être régulièrement suivi par son ophtalmologiste.
Le laser est utilisé pour traiter l'angle iridocornéen (trabéculoplastie) afin de faciliter l'évacuation de l'humeur aqueuse et de diminuer la tension oculaire , soit pour réaliser une iridotomie (un petit trou au travers de l'iris) dans les cas de glaucome à angle étroit.

 

  • La chirurgie
        

On décide généralement d'une opération (trabéculectomie ou sclérectomie profonde) lorsque la maladie n'est pas ou plus contrôlée par le traitement médical, c'est à dire qu'il persiste une dégradation du champ de la vision liée à une tension oculaire trop élevée. La chirurgie ne permet pas de récupérer la partie perdue de la vision car les fibres visuelles détruites sont des fibres nerveuses qui ne peuvent pas régénérer.
Cette intervention chirurgicale consiste à réaliser une petite soupape qui permet l'évacuation de l'humeur aqueuse en dehors de l'œil et de contrôler ainsi la pression intra-oculaire. Après l'intervention un traitement anti-inflammatoire et antibiotique en collyres est prescrit pendant plusieurs semaines. La cicatrisation de l'œil est surveillée régulièrement .

Des consultations post-opératoires sont donc nécessaires. Elles sont plus nombreuses que pour une chirurgie de la cataracte.


publié le 24 juin 2015

par le Pr Michel Weber, chef du service d'ophtalmologie


contacts

ophtalmologie
1 place Alexis-Ricordeau
44093 - Nantes Cedex 1

plans d'accès

6e étage ailes nord & ouest



Téléphone : 02.40.08.34.01