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Pose de gastrostomie et son changement
De quoi s’agit-il ?
Votre état de santé vous empêche de vous nourrir et / ou de vous hydrater suffisamment par la bouche. Votre médecin vous propose donc la pose d’une sonde de gastrostomie. Cette dernière est un tube souple placé directement dans votre estomac permettant d’injecter l’alimentation et les médicaments qui vous sont nécessaires.
Pour que votre sonde soit posée dans de bonnes conditions vous serez préparé par le service de soins dans lequel vous serez préalablement hospitalisé. Vous serez à jeun, une sonde naso-gastrique et une perfusion vous seront posées.
Le déroulement de l’intervention
L’intervention est réalisée par des médecins radiologues en salle de radiologie interventionnelle car les rayons X permettent de se guider, de repérer vaisseaux et organes, et de rendre le geste plus sûr.
Dans un premier temps le radiologue réalise une échographie abdominale pour repérer vos organes (côlon, intestin grêle, foie) ainsi que d’éventuelles contre-indications. Au début de l’examen, de l’air est insufflé dans votre estomac par la sonde naso-gastrique, ce qui permet d’accoler la paroi de l’estomac à la paroi abdominale ainsi que de refouler les organes voisins. Le radiologue procède à l’anesthésie locale de la peau à hauteur de l’estomac. Il met en place des points d’ancrage qui permettent de fixer la partie antérieure de l’estomac à la paroi de l’abdomen. Ces derniers tomberont dans les trois semaines. Enfin, il pose la sonde, fixe la collerette et contrôle son bon positionnement dans l’estomac à l’aide d’injection de produit de contraste iodé. Un pansement et des compresses protègent l’orifice de la sonde tout en laissant le robinet libre.
Quelles sont les complications possibles ?
Toute intervention sur le corps humain, même conduite dans des conditions de compétence et de sécurité maximales, comporte un risque de complication.
Une pose de sonde de gastrostomie peut être suivie de complications liées au geste de manière immédiate (risque local avec une hémorragie modérée par blessure d’un vaisseau sanguin irrigant l’estomac ou lésion d’un organe de voisinage (côlon, intestin grêle, foie), risque général avec l’injection de produit de contraste par réaction d’intolérance) ou de manière tardive (douleur, rougeur inflammation locale, fuite, bourgeon cutané, sonde bouchée, sonde tombée). Si jamais vous rencontrez l’une de ces complications tardives, vous devrez suivre les recommandations notées dans le Guide de bonne utilisation et d’entretien de la sonde de gastrostomie, livret qui vous sera remis juste après le geste.
Naturellement, les bénéfices attendus de l’examen qui vous est proposé sont largement supérieurs aux risques que cet examen vous fait courir.
Que va-t-il se passer après ?
Si les points d’ancrage ne sont pas tombés dans les trois semaines qui suivent la pose de la sonde de gastrostomie, ils devront être retirés par l’infirmière ou le médecin. Des soins infirmiers à domicile devront être réalisés pour l’entretien de la sonde.
Par la suite un changement de votre sonde de gastrostomie sera réalisé tous les quatre mois dans le service de radiologie centrale par un radiologue. Le changement de sonde est un geste plus simple et plus rapide que la pose. Il est demandé que vous soyez à jeun depuis au moins 4 à 6h.
Le radiologue réalise une anesthésie locale à l’aide d’un gel anesthésiant à l’orifice de la sonde, il met en place un guide qui lui permet de retirer l’ancienne sonde et de positionner la nouvelle sans perdre son trajet. Une fois la sonde positionnée, il termine par une injection de produit de contraste iodé et réalise un pansement.
Le changement de votre sonde est réalisé sans hospitalisation, lors d’un simple rendez-vous. Vous pouvez utiliser la nouvelle sonde de gastrostomie dès votre retour chez vous en continuant les soins infirmiers à domicile. Cette sonde devra de nouveau être changée quatre mois plus tard.