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CP - Journée mondiale de l’AVC : de la prévention à l’urgence, une filière de soins mobilisée 24 h/24 au CHU de Nantes
le 28 octobre 2026
Journée mondiale de l’AVC : de la prévention à l’urgence, une filière de soins mobilisée 24 h/24 au CHU de Nantes
Chaque année, plus de 120 000 personnes sont hospitalisées à la suite d'un accident vasculaire cérébral (AVC) en France. Au CHU de Nantes, plus de 1 000 patients ont été hospitalisés en 2025 au sein de l'unité neuro-vasculaire suite à un AVC. Pourtant, il est possible d'agir sur de nombreux facteurs de risque. À l'occasion de la Journée mondiale de l'AVC, le 29 octobre, le CHU de Nantes rappelle les habitudes qui permettent de protéger son cerveau et les signes qui doivent conduire à appeler immédiatement le 15.
Une alternative pour certains nodules bénins mais gênants
Les nodules de la thyroïde sont particulièrement fréquents : ils sont retrouvés chez 20 à 50 % des patients qui ont une échographie de la thyroïde. Dans la grande majorité des cas, ils ne nécessitent pas de traitement particulier et font l’objet d’une simple surveillance.
Certains nodules, bien que bénins, peuvent devenir volumineux et provoquer une gêne importante : difficultés à déglutir, toux, gêne respiratoire, fausses routes, sensation de compression au niveau du cou ou encore gêne esthétique.
Pour certains de ces patients, le CHU de Nantes propose désormais une alternative mini-invasive à la chirurgie : la thermoablation par radiofréquence.
Cette technique s’applique à des macronodules dont le caractère bénin a été préalablement confirmé par cytoponction. L'indication est systématiquement discutée par les différents spécialistes (endocrinologues, chirurgiens et radiologues interventionnels) impliqués dans la prise en charge.
L'AVC n'est pas une fatalité : six réflexes pour réduire les risques
LOn l'imagine souvent comme un accident imprévisible, touchant principalement les personnes âgées. Pourtant, l'AVC peut survenir à tout âge et plusieurs de ses facteurs de risque sont bien identifiés.
Pour rappel, l’AVC survient lorsque la circulation du sang est brutalement interrompue dans une partie du cerveau, généralement à cause d'une artère bouchée, ou lorsqu'un vaisseau sanguin se rompt. Privées de l'oxygène dont elles ont besoin, les cellules cérébrales peuvent rapidement être endommagées. La bonne nouvelle, c'est qu'il est possible d'agir bien avant l'apparition des premiers symptômes.
L'hypertension artérielle constitue le principal facteur de risque modifiable d'AVC. Souvent silencieuse, elle peut évoluer pendant des années sans provoquer de symptômes particuliers. Faire mesurer régulièrement sa tension artérielle est donc un premier réflexe essentiel.
Par ailleurs, d'autres habitudes du quotidien permettent également de limiter les risques :
1. Surveiller sa tension artérielle, même en l'absence de symptômes.
2. Arrêter de fumer, le tabac favorisant les maladies des vaisseaux sanguins.
3. Pratiquer une activité physique régulière, comme la marche, le vélo ou la natation.
4. Adopter une alimentation équilibrée, riche en fruits et légumes et limitée en sel.
5. Surveiller son cholestérol et sa glycémie, et bénéficier d'un suivi adapté en cas de maladie cardiovasculaire.
6. Limiter sa consommation d'alcool, dont l'excès augmente le risque d'AVC.
Ces mesures ne permettent pas d'éliminer totalement le risque, mais elles contribuent à le réduire. Il n'est jamais trop tôt, ni trop tard, pour commencer à agir.
Au CHU de Nantes, environ 2 000 patients sont pris en charge chaque année pour un AVC.
À l'hôpital Nord Laennec, les équipes de l'unité neurovasculaire (UNV) du CHU de Nantes prennent en charge les patients victimes d'un AVC, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
En 2025, plus de 1 000 patients ont été hospitalisés dans cette unité à la suite d'un AVC.
La prise en charge repose sur une coordination étroite entre les équipes du SAMU, des urgences, de neurologie et de neuroradiologie interventionnelle. L'objectif : diagnostiquer rapidement l'AVC et mettre en œuvre, lorsque cela est possible, les traitements permettant de rétablir la circulation sanguine et de limiter les lésions cérébrales.
En 2025, 84 patients ont bénéficié d'une thrombolyse intraveineuse seule (médicament injecté ayant pour objectif de détruire le caillot) et 291 ont bénéficié d'une procédure de thrombectomie (extraction mécanique du caillot, en utilisant un cathéter cheminant dans les artères), associée ou non à une thrombolyse au CHU de Nantes.
Au-delà de l'urgence, les équipes accompagnent également les patients dans leur récupération et la prévention des récidives, notamment grâce à un suivi spécialisé et à des programmes d'éducation thérapeutique.
Un visage qui se déforme, un bras qui ne se lève plus, des mots qui ne viennent pas : appelez le 15.
Malgré les mesures de prévention, un AVC peut survenir brutalement. Dans cette situation, chaque minute compte : plus la prise en charge est précoce, plus les chances de limiter les lésions cérébrales et les séquelles sont importantes.
Trois signes doivent particulièrement alerter :
• Le visage : la bouche se déforme, le sourire devient asymétrique.
• Un coté du corps : une faiblesse soudaine apparaît, la personne ne parvient plus à lever l'un de ses bras et/ou l'une de ses jambes.
• La parole : elle éprouve des difficultés à parler, à prononcer une phrase simple ou à comprendre ce qu'on lui dit.
D'autres manifestations brutales, comme une perte de vision, des troubles de l'équilibre ou un mal de tête particulièrement intense et inhabituel, peuvent également révéler un AVC.
Face à l'un de ces signes, un seul réflexe : il faut appeler immédiatement le 15, même en cas de doute.
D'autres informations sur le site France AVC44 : www.franceavc44.fr
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