CP - Greffe de pancréas : le CHU de Nantes teste un traitement pour éviter les échecs précoces

Publié le 23 septembre 2026 Mis à jour le 23 septembre 2026
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le 23 septembre 2026

Greffe de pancréas : le CHU de Nantes teste un traitement pour éviter les échecs précoces

Porté par le CHU de Nantes qui figure parmi les principaux centres français de transplantation pancréatique, l’essai clinique Ilipo, qui débutera à la rentrée prochaine, explore une nouvelle approche pour limiter les échecs précoces après une greffe de pancréas. Un projet de recherche qui mobilise plusieurs équipes du CHU autour d’un même objectif : améliorer la survie du greffon et la prise en charge des patients.

La greffe de pancréas concerne en grande majorité des patients atteints de diabète sévère, dont la maladie a souvent entraîné une insuffisance rénale avancée. L’opération est presque toujours réalisée en même temps qu’une greffe de rein. Mais même lorsque l’intervention se déroule bien, le corps peut réagir de manière brutale contre le nouvel organe.

« Pendant longtemps, on a cru que ces thromboses1 étaient purement techniques, liées au geste opératoire, mais nous avons montré qu’elles étaient probablement inflammatoires, provoquées par l’ischémie-reperfusion. »

Dr Christophe Masset, néphrologue au CHU de Nantes et responsable de l’essai Ilipo.

Une molécule pour calmer l’inflammation

L’essai clinique Ilipo évalue un médicament déjà utilisé dans d’autres maladies inflammatoires : l’anakinra. Son rôle est de bloquer une protéine — l’interleukine-1 bêta — qui joue un rôle central dans cette réaction inflammatoire après la transplantation. Le traitement serait administré durant les sept premiers jours suivant l’opération, période la plus critique pour la survie du greffon. Il s’agit d’un essai de phase I, c’est-à-dire la première étape de test chez l’être humain. L’objectif premier est de s’assurer que ce médicament est bien toléré dans ce contexte spécifique, avant d’évaluer son efficacité à plus grande échelle. Quinze patients ont été inclus depuis ce mois de juin.

Une mobilisation collective

Ce projet rassemble plusieurs équipes du CHU : équipes de transplantation médicale et chirurgicales, recherche clinique, bloc opératoire, anesthésie et réanimation chirurgicale Hôtel-Dieu, laboratoire d’hémostase et d’immunologie, et le laboratoire du CR2TI3. Lauréat de l’appel d’offres interne de recherche clinique du CHU de Nantes en 2024, Ilipo illustre la dimension nécessairement collective de la recherche en transplantation d’organes. L’essai Ilipo symbolise le travail d’équipe pluridisciplinaire nécessaire à la réalisation des greffes d’organes et au développement de la recherche dédiée.

Une évolution majeure à l’heure où la prise en charge de la maladie d’Alzheimer évolue L’arrivée de ces nouveaux biomarqueurs sanguins s’inscrit dans une transformation plus large du diagnostic et de la prise en charge de la maladie d’Alzheimer. Identifier plus précisément et plus précocement les mécanismes de la maladie pourrait notamment permettre de mieux orienter les patients et d’adapter leur suivi. Ce dosage est d’ailleurs déjà utilisé en recherche clinique.

Quelles perspectives après cet essai clinique de phase 1 ?

Si les résultats confirment la bonne tolérance du traitement, des analyses biologiques complémentaires permettront de mieux comprendre comment ce traitement agit sur les mécanismes inflammatoires. Ces données pourraient ouvrir la voie à un essai national impliquant plusieurs centres de transplantation, et potentiellement transformer la prise en charge des patients greffés du pancréas en France.


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