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CP - Cancer du poumon : au CHU de Nantes, prévenir, dépister plus tôt et mieux comprendre les facteurs de risque
le 4 novembre 2026
Cancer du poumon : au CHU de Nantes, prévenir, dépister plus tôt et mieux comprendre les facteurs de risque
À l'occasion de Novembre Perle, mois de sensibilisation au cancer du poumon, les équipes d'oncologie thoracique et de pneumologie du CHU de Nantes se mobilisent pour informer le public et déconstruire les idées reçues autour de cette maladie. Le jeudi 19 novembre, de 10 h à 15 h, elles proposeront un temps d'échange à l'Hôtel-Dieu autour de la prévention, du dépistage et de la recherche. L'occasion également de mettre en lumière deux projets : IMPULSION, un programme pilote national de dépistage, et ÆThER, une étude clinique menée au CHU de Nantes sur les expositions environnementales chez les patients non-fumeurs atteints d'un cancer du poumon.
Avec près de 53 000 nouveaux cas estimés en France en 2023, le cancer du poumon constitue un enjeu majeur de santé publique. Il demeure la première cause de décès par cancer en France. Souvent silencieuse à ses débuts, la maladie est encore fréquemment diagnostiquée à un stade avancé, alors qu'une détection plus précoce peut améliorer les possibilités de prise en charge. Si le tabagisme reste le principal facteur de risque, le cancer du poumon peut également toucher des personnes qui n'ont jamais fumé. Une réalité encore méconnue qui souligne l'importance de mieux comprendre les différents facteurs associés à cette maladie et de dépasser les idées reçues.
« On associe spontanément le cancer du poumon au tabac. Pourtant, cette maladie peut aussi toucher des personnes qui n'ont jamais fumé. Il est essentiel d'en parler sans culpabiliser les patients, de mieux faire connaître les facteurs de risque et de poursuivre les recherches pour mieux comprendre la maladie. »
Dr Jeanne Chen, oncologue médicale au CHU de Nantes
IMPULSION : détecter le cancer du poumon avant l'apparition des symptômes
Le dépistage constitue aujourd'hui l'un des principaux enjeux de la lutte contre le cancer du poumon. Détecter une tumeur à un stade précoce, avant l'apparition de symptômes, peut permettre d'intervenir plus rapidement et d'améliorer de façon significative les chances de guérison.L'étude internationale NLST (National Lung Screening Trial) a montré qu'associer dépistage et arrêt du tabac permettait de réduire de 38 % le risque de décès par cancer du poumon. Le CHU de Nantes participe au programme pilote national IMPULSION, déployé depuis l’été 2026 dans cinq régions françaises, dont les Pays de la Loire.
Ce programme vise à évaluer les conditions de mise en place d'un futur dépistage organisé du cancer du poumon en France. Il s'adresse à des personnes âgées de 50 à 74 ans, fumeuses ou anciennes fumeuses, répondant à des critères précis d'exposition au tabac.
Le dépistage repose sur un scanner thoracique à faible dose, un examen d'imagerie permettant de rechercher d'éventuelles anomalies pulmonaires. Il s'accompagne d'une proposition d'aide à l'arrêt du tabac.
En savoir plus
Au CHU de Nantes, le programme est notamment porté par le Dr Anne-Laure Chéné, pneumologue.
« L'enjeu est de pouvoir détecter certains cancers à un stade précoce où les chances de guérison sont plus importantes. Le programme IMPULSION doit nous permettre d'évaluer les modalités organisationnelles et la faisabilité d'un dépistage adapté aux personnes les plus à risque, tout en renforçant l'accompagnement vers l'arrêt du tabac. »
Dr Anne-Laure Chéné, pneumologue au CHU de Nantes
ÆThER : mieux comprendre le cancer du poumon chez les non-fumeurs
Si le tabac constitue le principal facteur de risque, il n'explique pas toutes les situations. Certaines personnes développent un cancer du poumon alors qu'elles n'ont jamais fumé ou ont très peu fumé.Pour mieux comprendre le rôle potentiel de l'environnement, le CHU de Nantes conduit ÆThER, une étude observationnelle consacrée à l'exposition au radon et aux microparticules chez des patients non-fumeurs atteints d'un cancer bronchique non à petites cellules.
Le radon est un gaz radioactif d'origine naturelle qui peut s'accumuler dans certains bâtiments. Les particules fines (et notamment les PM2.5, particules dont le diamètre est inférieur à 2 µm) présentes dans l'air extérieur comme intérieur constituent également un sujet important de recherche en santé environnementale.
Portée par le Dr Jeanne Chen, oncologue au CHU de Nantes, cette étude cherche à décrire ces expositions environnementales chez les patients concernés et à enrichir les connaissances sur ces facteurs de risque pour mieux comprendre les mécanismes qui sous-tendent le développement du cancer chez les patients non-fumeurs, en particulier dans la région nantaise qui est une zone de forte exposition au radon.
Débutée à l’hiver 2023, cette étude a été retenue en 2024 dans le cadre d’un appel à projets de l’IRSRPL (Institut de Recherche en Santé Respiratoire des Pays de la Loire) pour un financement sur trois ans. Elle s’adresse aux patients suivis au CHU de Nantes pour un cancer du poumon, n’ayant jamais fumé ou ayant très peu fumé, résidant en Bretagne ou dans les Pays de la Loire et n’ayant pas déménagé depuis le diagnostic. Cinquante patients ont été inclus depuis le début de l’étude.
Les patients souhaitant obtenir davantage d'informations sur cette étude peuvent en parler à leur oncologue ou à leur pneumologue lors d'une consultation.
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