Publié le 19 mars 2015 Mis à jour le 4 février 2020

Selon des modalités précises, les femmes qui le souhaitent peuvent quitter la maternité un peu plus tôt après leur accouchement.

Les sorties de la maternité peuvent désormais être anticipées par rapport à la durée moyenne de séjour après un accouchement. Il s’agit de répondre à la demande de femmes désirant rentrer chez elles au plus tôt: une enquête interne réalisée montre que cela concerne 26% des patientes ayant déjà au moins un enfant.
Ce dispositif ne concerne que des couples mère-enfant éligibles, à bas risque médical, psychique et social, répondant à une liste de critères précis. Le contexte local est favorable, compte tenu du nombre de naissances et de praticiens libéraux (sages-femmes, généralistes et pédiatres) dans le département. Car il ne s’agit évidemment pas de laisser les femmes livrées à elles-mêmes après leur sortie : une sage-femme a pour mission de coordonner et organiser la sortie et s'assurer que toutes les conditions sont réunies et notamment l'examen clinique normal du nouveau-né réalisé par un pédiatre senior le jour de la sortie. Une sage-femme pressentie réalisera une visite à domicile le lendemain de la sortie puis une ou deux autres dans les 10 jours. Le bébé sera, ensuite, revu dans les six à dix jours par un pédiatre ou un généraliste expérimenté dans le suivi des nouveau-nés.

La sortie anticipée a lieu au cours des 72 premières heures après un accouchement par voie basse, et au cours des 96 premières heures après un accouchement par césarienne. Les patients passent au moins une nuit à l'hôpital.

Il s’agit aussi de rendre aux parents leur autonomie légitime et de leur faire confiance. Un atelier leur est proposé pour leur donner des conseils sur l’alimentation, les rythmes... et un livret « Conseil à la sortie de la maternité » leur est remis.»