Observatoire national de la mort inattendue du nourrisson (OMIN)

Adresse :
Hôpital Femme Enfant Adolescent
CHU Nantes
38 bd Jean-Monnet
44093 Nantes Cedex 1

La mort inattendue du nourrisson (MIN) est « le décès d’un nourrisson survenant brutalement alors que rien, dans les antécédents connus du nourrisson, ne pouvait le laisser prévoir ». Après investigations complètes incluant l'histoire des faits ainsi que la totalité des examens complémentaires recommandés par la Haute Autorité de Santé (biologie, imagerie...), soit une cause expliquant le décès est retrouvée, soit aucune cause n'est mise en évidence, on parle alors de mort subite du nourrisson (MSN).

Malgré la baisse des taux de MIN observée à la suite des campagnes de prévention au début des années 1990, la MIN continue d'être la principale cause de décès chez les nourrissons âgés de 1 mois et 1 an dans les pays développés, notamment en France.

Actuellement, la France reste l’un des pays à fort taux de MIN au sein de l’Europe avec 400 à 500 décès d’enfants par an. Une étude en 2009 a montré que 50 à 70% des MIN demeuraient des décès inexpliqués; depuis, aucune autre donnée n’a été publiée.

Face à ce constat, le Centre Hospitalier Universitaire de Nantes en collaboration avec l‘Association Nationale des Centres Référents de la Mort Inattendue du Nourrisson (ANCReMIN) a mis en place en mai 2015, un Observatoire national français des MIN (OMIN). Celui-ci regroupe 35 centres référents français prenant en charge les enfants décédés de mort inattendue du nourrisson en France. Cet observatoire couvre donc l’intégralité du territoire Français.

La prise en charge des MIN en France

En France, 30 centres d’accueil et de prise en charge de la mort inattendue du nourrisson (MIN) ont été créés en 1986 par le ministère de la Santé ; en 2018, 37 établissements hospitaliers prennent actuellement en charge les MIN. Ces centres référents ont pour missions de prendre en charge l'enfant décédé et sa famille, d’animer la recherche et de diffuser les informations concernant la MIN au public et professionnels de santé.

Depuis 2013, ces centres référents sont fédérés au sein d’une association loi 1901, l’Association Nationale des Centres Référents de la Mort Inattendue du Nourrisson (ANCReMIN). 

Centres Référents MIN participant à l’OMIN

Pourquoi un observatoire ? Le mot de la coordonnatrice nationale 

Parce que 400 à 500 nourrissons décèdent encore chaque année en France de Mort Inattendue du Nourrisson (MIN), et que la MIN reste la première cause de mortalité infantile chez les enfants âgés de moins un an dans notre pays, nous nous devions de mettre en place un Observatoire national sur la Mort Inattendue du Nourrisson (OMIN) avec un triple objectif :

-          L’obtention de données épidémiologiques précises et exhaustives

-          L’identification de nouveaux facteurs de risque des MIN

-          Le développement de la recherche scientifique dans le domaine des MIN.

À moyen terme, le but est de générer et d’actualiser des messages de prévention à destination du grand public et des acteurs de santé, d’améliorer la prise en charge des familles et des enfants décédés et de faire progresser la recherche scientifique dans le domaine des MIN.

« Mieux comprendre les MIN pour mieux les éviter » Docteur Karine LEVIEUX