Publié le 19 avril 2011 Mis à jour le 21 avril 2011

Trésorier des hospices de Nantes en 1825, il fait accepter l'idée du transfert de l'hôpital du Sanitat à Saint-Jacques.

l'hôpital Saint-jacques en 1835

l'hôpital Saint-jacques en 1835

Descendant d'une famille flamande établie à Nantes au début du XVIIe siècle, Louis-François de Tollenare, né le 4 avril 1780, reste orphelin de bonne heure. Élevé à l'École Centrale (lycée) de Nantes, il travaille ensuite dans une maison de commerce, voyage en Europe et séjourne plusieurs années à Hambourg et à Stockholm.

De retour à Nantes en 1801, il crée une filature de coton en utilisant pour la première fois en France les métiers à tisser de Cartwright dotés d'une navette volante. En 1818 il voyage au Brésil. En 1820 il publie des essais sur les entraves que le commerce éprouve en Europe, ouvrage qui lui vaut les éloges de la presse parisienne. Il collabore à une revue nantaise, Le Lycée armoricain, dans laquelle il publie des articles économiques et industriels. Abandonnant alors les affaires il devient receveur, puis trésorier des hospices de Nantes dont il s'occupe activement. C'est lui qui en 1825 fait accepter l'idée du transfert de l'hôpital du Sanitat dans l'ancien dépôt de mendicité de Saint-Jacques. Avant de commencer la construction de ce nouvel hôpital général, il visite plusieurs hôpitaux modernes en Angleterre et en Belgique pour y prendre des idées sur le traitement des aliénés et en rédige les plans. Préoccupé de philanthropie, il l'est aussi de religion et adhère un moment à la secte mystique de Svedenborg dont les adeptes se regroupent dans une "Église de la Nouvelle Jérusalem". Mais, revenu à la foi catholique, il meurt le 25 septembre 1853 à Nantes.