Développement durable - Tri et valorisation des déchets

Valorisation du textile usagé

Cette initiative lie 2 thématiques (environnement et social) du développement durable, avec la revalorisation des textiles usagés. Grace au partenariat passé avec l’ESAT ARTA situé à Saint Sébastien sur Loire, les textiles usagés ont une nouvelle utilité.  
Collectés au niveau de la blanchisserie, ils sont ensuite triés, et recyclés par le personnel de l’ESAT, qui les transforme en « petits chiffons » pour l’industrie aéronautique Airbus située à Saint Nazaire.

Les différentes filières déchets

En 2011, un important travail a été mené autour de la gestion des déchets d’activité de soins à risque infectieux (DASRI). Fruit d'une collaboration entre le processus Gestion des déchets (Direction logistique et hôtellerie), l’unité de gestion du risque infectieux et la coordination générale des soins, il a conduit à une réduction significative de production des DASRI.

1135 tonnes de DASRI en 2011 versus 508 tonnes en 2019 ! 

Même si 2020 et 2021 ont refait passer la barre 600 tonnes pour la production des DASRI, le tonnage global reste stable et avoisine les 4 000 tonnes, toutes filières confondues …..En revanche, c'est le nombre de filières qui se multiplient.

Une quinzaine de filières sont en place pour trier et valoriser au mieux les déchets. Parmi les plus courantes, on retrouve les biodéchets, le carton, le papier, la ferraille, les déchets chimiques issus des laboratoires et process industriels, les piles, les déchets d’équipements électroniques & électriques, les déchets de mobilier, les cartouches d’encres, les palettes de bois, les gravats, les déchets tout venants…

En plus de partenariats avec des associations locales, biodéchets , linge, papier, cartouche d'encres, le CHU de Nantes travaille avec de nombreux eco organismes pour le recyclage ou réemploi notamment sur les pile, les DEEE, les déchets de mobiliers, déchets informatiques.

Quant aux DAOM et DASRI qui représentent 85 % du tonnage à eux seuls, ils sont traités par incinération dans les deux unités de valorisation énergétique nantaises Alcéa et Arc en Ciel . 
La valorisation énergétique liée à l’incinération des déchets est considérée pour moitié comme une production d’énergie renouvelable. De plus, les déchets sont la source d’énergie thermique qui produit le moins de gaz à effet de serre.
Aujourd’hui la chaleur issue de la combustion des déchets d’Alcéa est utilisée pour produire de l’eau surchauffée à environ 200°C. Cette eau dessert le réseau de chaleur Centre Loire qui alimente en chauffage l’hiver et en eau chaude toute l’année une grande partie de l’Est de la ville de Nantes (les logements collectifs, le CHU Hôtel Dieu, la Cité des Congrès, le quartier Malakoff, le Lieu Unique…).

Valorisation du papier en partenariat avec l’association nantaise ARBRES

Depuis plusieurs années, le CHU a créé un partenariat avec une association d’insertion locale, l’association ARBRES. Le personnel de l’association collecte le papier sur les différents sites dans des bacs dédiés et le trie dans son atelier. Le papier est ensuite redirigé vers la papeterie nantaise NorPaper pour fabriquer une nouvelle pâte à papier. En 2021, le CHU a produit 71  tonnes de papier. Cette démarche a permis de préserver 1 tonne de bois et de réduire la quantité de déchets ménagers à incinérer.

Changement de process en blanchisserie

Acteur de la transition écologique du CHU, la blanchisserie participe activement à ce changement avec des actions ciblées sur la réduction des déchets. 
Lors du passage des tenues nominatives, emballées sous plastique, aux tenues banalisées, non emballées, la blanchisserie a réduit son impact déchet plastique de 50%.
Cette réduction de plastique a eu un impact financier sur les postes achats et traitement du déchet. 
Une autre action a été mise en place, celle du remplacement des couvertures à usage unique au service des urgences, au profit de couvertures réutilisables. 

Dans la continuité de sa transition énergétique, la blanchisserie a modifié le mode d’alimentation de ses séchoirs. D’une alimentation vapeur, elle est passée à une alimentation au gaz.
Ce changement se traduit par une économie de 15% sur sa facture énergétique, ainsi qu’une réduction des nuisances sonores appréciables par les agents de la blanchisserie et les riverains.