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Offrir aux enfants protégés, un meilleur accès aux soins

Publié le 24 novembre 2023 Mis à jour le 24 novembre 2023
Pour offrir aux enfants protégés un meilleur accès aux soins, une expérimentation pour un parcours de soins coordonné, baptisée « Santé Protégée », a été lancée au niveau national en 2019. Quatre ans après, le bilan en Loire-Atlantique est très positif. Explications.
 
Les mineurs en protection de l’enfance constituent une population particulièrement vulnérable. Les situations de handicap y sont surreprésentées et ils ont des besoins de santé spécifiques (notamment en santé mentale). Pourtant, ils sont moins bien soignés : certains n’ont pas de lunettes, d’autres n’ont pas vu le dentiste depuis deux ans… », explique le Dr Nathalie Vabres, pédiatre coordinatrice de l’Unité d’accueil pédiatrique des enfants en danger (UAPED), qui porte l’expérimentation au niveau national, aux côtés de la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS).

Une structure pilotée par le CHU
Avec la Haute-Vienne et les Pyrénées-Atlantiques, la Loire-Atlantique est l’un des trois départements à avoir été retenus en 2019 pour le dispositif « Santé Protégée ». Une structure de coordination a donc été créée, faisant l’objet d’une convention quadripartite entre le Conseil départemental de Loire-Atlantique, l'ARS Pays de la Loire, la PJJ 44/85 et le CHU de Nantes. Sa particularité ? Elle est pilotée par le CHU (vs l’ARS pour les deux autres départements).

Les médecins de ville mobilisés
« Aujourd’hui, la structure de coordination a réussi son pari, celui de mobiliser les médecins de ville », précise le Dr Vabres. Pour preuve, le réseau constitué regroupe 400 médecins de ville (généralistes et pédiatres), 80 psychomotriciens, 74 psychologues et 20 ergothérapeutes. Un forfait de 430 euros par enfant et par an est versé par la Sécurité sociale à la structure de coordination qui s’assure que les soins sont effectués et prend contact avec les médecins ou spécialistes. Les dossiers médicaux informatisés sont partagés entre tous.
Une belle réussite
Bilan : la Loire-Atlantique compte un peu moins de 6 000 mineurs en protection de l’enfance et la structure de coordination s’occupe déjà, quatre ans après, d’environ 3 200 d’entre eux ! « L’expérimentation courant jusqu’à fin 2024, nous préparons son éventuelle généralisation sur tout le territoire, ainsi que son financement, pour les législateurs », conclut le Dr Vabres. Affaire à suivre !

 
La première ministre, Elisabeth Borne a annoncé fin novembre 2023, la généralisation de ce dispositif visant à améliorer l'accès aux soins pour les enfants pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. De plus, elle a souligné la poursuite du déploiement des unités d'accueil pédiatrique pour l'enfance en danger (Uaped) lors du 3e comité interministériel à l'enfance (CIE). C’est une formidable avancée pour offrir aux enfants protégés un meilleur accès aux soins. C'est aussi une reconnaissance pour notre équipe de l'unité d'accueil pédiatrique enfants en danger, bravo pour leur engagement sans faille !