Publié le 24 janvier 2011 Mis à jour le 22 avril 2015

Les troubles d'apprentissage qu'il faut différencier d'un simple retard ou d'une immaturité temporaire peuvent survenir dans deux contextes principaux:

  • après une souffrance cérébrale acquise, par exemple après une prématurité, une souffrance périnatale, un traumatisme crânien, une épilepsie, une tumeur cérébrale, une infection (méningite, encéphalite), une maladie vasculaire. Plusieurs secteurs du développement cognitif et affectif peuvent être affectés et se répercuter sur les capacités d'apprentissage;
  • dans le cadre d'un trouble du développement (c'est-à-dire en l'absence de facteur neurologique acquis comme décrit précédemment), avec deux types de troubles:
    • les troubles spécifiques, qui correspondent à une perturbation durable et structurelle (liée à un développement anormal de certaines régions du cerveau). Ces troubles peuvent toucher le langage oral (dysphasie), le langage écrit (dyslexie-dysorthographie), le calcul (dyscalculie), l'activité gestuelle (dyspraxie) ou l'attention et les fonctions exécutives (trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité).
      Ces troubles doivent survenir en l'absence de trouble sensoriel, psychiatrique, de déficience intellectuelle ou de carences éducatives,
    • les troubles d'apprentissage dans un contexte médical identifié (Neurofibromatose de type 1, hypothyroïdie, X fragile, syndromes micro-délétionnels, myopathie de Duchesne...) ou non (retard mental inexpliqué).
       
Dans tous les cas, l'identification de troubles d'apprentissage nécessite une évaluation précise inscrite dans une démarche clinique pluridisciplinaire.