Prise en charge des accidents ischémiques transitoires, une unité pour agir au plus vite

Depuis un an, l’unité neurovasculaire du CHU de Nantes dispose d’une méridienne permettant d’accueillir les patients victimes d’accident ischémique transitoire (AIT). Il s’agit d’un premier pas vers une réelle « clinique AIT », qui sera en mesure d’accueillir une majorité des AIT 24h/24. 

L’accident ischémique transitoire (AIT) constitue une menace pour le cerveau car le risque de récidive, sous la forme d’un infarctus cérébral constitué, est de 10% à 3 mois.
La récidive survenant dans les 48 heures suivant l’AIT est possible chez plus de la moitié des patients (Johnston JAMA 2000). Plusieurs études ont montré l’intérêt d’une prise en charge rapide et spécialisée des patients victimes d’AIT. Le bénéfice est lié à l’expertise neurovasculaire diagnostique (clinique et radiologique) et thérapeutique en urgence. Ces unités sont aussi des lieux favorables à l’exercice en pratique avancée pour les infirmièr(e)s.

L’unité neurovasculaire dispose désormais d’une méridienne qui permet de prendre en charge les patients victimes d’AIT ou de céphalées aiguës. C’est un premier pas vers une réelle «clinique AIT» qui sera en mesure d’accueillir une majorité des AIT 24h/24 et 7j/7. Une circulaire ministérielle est attendue en fin d’année pour apporter un cadre à ces cliniques et préciser leurs modalités de financement.

L’objectif de cette unité est d’accueillir directement les patients victimes d’AIT récent (symptômes transitoires et brutaux, tels que trouble du langage, déficit moteur unilatéral, troubles visuels). Après un appel au neurologue de garde, le médecin demandeur (généraliste, SOS médecin, urgentiste, Samu) pourra orienter le patient vers la clinique AIT, où il bénéficiera d’une expertise neurovasculaire et d’explorations complémentaires adaptées qui seront réalisées dans les heures qui suivent son admission.

Avec cette prise en charge, seulement 25% des patients seront hospitalisés dans une unité neurovasculaire, et 75% repartiront avec une thérapeutique de prévention secondaire.