Pourquoi ne pas se contenter d’adapter les bâtiments de l'hôtel-Dieu et de Laennec ?

Publié le 21 mai 2015 Mis à jour le 13 avril 2018
La réglementation relative aux bâtiments hospitaliers s'est considérablement développée ces 15 dernières années dans le but d'améliorer la sécurité des patients, des personnels et des visiteurs. La mise en œuvre de cette réglementation est obligatoire (notamment pour la sécurité incendie) et elle nécessite des travaux de très grande ampleur dans les bâtiments de plus de 20 ans. Les bâtiments de l’hôtel Dieu et de Laennec sont des bâtiments vieillissants, difficiles à adapter. La situation de l'hôtel-Dieu est encore plus contrainte du fait de sa classification "immeuble de grande hauteur".

Les travaux de mise aux normes ne permettent pas d'adapter le site pour la médecine de demain et d'améliorer le confort du patient.

Un scénario rejeté après étude
Le scénario du maintien des sites actuels (hôtel-Dieu et hôpital Nord Laennec) a bien entendu été étudié. Les conclusions de l'Igas sont les suivantes: "[dans ce scénario] le site de Laennec est mis en sécurité et son hébergement rénové; il n'y a pas de création de surfaces. Les coûts estimés sont de l'ordre de 90 millions d'euros en valeur 2008. Pour ce qui est de l'hôtel-Dieu, les coûts de mise en sécurité, de remise à niveau des hébergements et des améliorations fonctionnelles (comme le regroupement de l'imagerie) sont valorisés à 150 millions d'euros (155 si on rajoute la rénovation de l'immeuble Deurbroucq). D'où un total de 245 millions. L'ensemble de ces travaux s'achèvent en 2024."

De plus, les activités de court séjour du CHU sont aujourd’hui scindées entre l'hôtel-Dieu/hôpital femme-enfant-adolescent (1.100 lits) et Laennec (500 lits), ce qui oblige à doublonner les éléments de plateaux technique et médico-technique et à organiser de nombreux transports par ambulance pour transférer les patients entre ces deux sites environ (10.000 par an représentant un coût de 300 000€). Le surcoût correspondant a été évalué en 2005 à 4,6 millions d'euros annuels. Par ailleurs la dispersion des sites provoque une dispersion des ressources médicales, à l'heure où les tensions démographiques sont fortes dans certains secteurs cruciaux comme l'anesthésie et la radiologie.