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organes et tissus - don de son vivant (rein et foie)

Publié le 2 juillet 2008 Mis à jour le 24 août 2018

La transplantation à partir de donneur vivant (DV) consiste à prélever un organe d'une personne en bonne santé pour le transplanter à une personne qui lui est apparentée au sens large. Ces transplantations concernent principalement le rein, et plus rarement un lobe du foie.

En France, en 2017, la transplantation rénale à partir d'un donneur vivant représente 16 % du nombre total des greffes, augmentation constante depuis 15 ans. Cela reste inférieure à ce qui est pratiqué dans les pays d'Europe du nord et aux Etats-Unis.
Au CHU de Nantes, des greffes rénales à partir de donneurs vivants sont effectuées en routine.


Quels sont les avantages pour les receveurs ?

  • Un  délai d'attente réduit et une période de dialyse raccourcie voire supprimée
  • Une greffe programmée
  • Un rein greffé qui fonctionne mieux et plus longtemps (temps d'ischémie très court)
         

Qui peut donner ?

La loi Bioéthique n°2011-814 du 7 juillet 2011, prévoit que (retrouvez la législation sur le site de l'Agence de la biomédecine) :

  • Le don d'organe doit être gratuit et librement consenti
  • Le donneur doit être le père ou la mère du receveur
    • Depuis 2004, par dérogation, et après information et autorisation par un comité d'experts "donneur vivant", il peut être aussi son conjoint, son frère ou sa sœur, son fils ou sa fille, un grand-parent, son oncle ou sa tante, son cousin germain ou sa cousine germaine, le conjoint de son père ou de sa mère et toute personne apportant la preuve d'une vie commune depuis au moins deux ans,
    • Depuis 2011, le don de son vivant est possible entre deux personnes ayant un ''lien étroit, stable et avére'' justifiable depuis au moins deux ans
  • Le donneur doit être majeur et ne faire l'objet d'aucune mesure de protection légale.


Quelle est la démarche à suivre ?

Au CHU de Nantes, une infirmière référente pour les greffes de donneur vivant est dédiée à cette activité accompagne les éventuels couples donneurs/receveurs dans les différentes étapes. Vous pouvez obtenir plus de renseignement en la contactant au 02.40.08.75.04.                   


Quels sont les risques ?

Le fait d'avoir un seul rein n'entraîne pas de diminution d'espérance de vie comparativement aux autres personnes du même âge. 
Diverses consultations en amont permettront d'évaluer le risque lié à l'état de santé du donneur, au geste opératoire et à l'anesthésie.
 

L'opération en elle-même :

La néphrectomie est faite sous anesthésie générale par cœlioscopie et laisse une cicatrice transversale d'environ 7cm juste au dessus du pubis. Certains centres préfèrent la lombotomie.


Après l'intervention :

Le traitement de la douleur est systématique. La durée d'hospitalisation dans le service d'urologie varie entre quatre et sept jours. Le donneur et le receveur sont hospitalisés dans des services différents.
L'établissement préleveur prend en charge les frais liés au don.
Un arrêt de travail de quatre à huit semaines est fourni et la reprise des activités physiques et sportives est progressive.
Il n'y a ni régime, ni traitement.
Le donneur reprend une vie tout à fait normale. 
Un suivi annuel est obligatoire : une ordonnance et un rendez-vous de consultation en néphrologie seront envoyés au domicile du donneur. 



Obtenez plus de rensignements sur le site www.dondorganes.fr/