ménopause - comment éviter les bouffées de chaleur?

Publié le 20 septembre 2011 Mis à jour le 22 avril 2015

Partout dans le monde, des femmes souffrent de symptômes vasomoteurs surtout au début de la ménopause. Ces symptômes vasomoteurs, en particulier les bouffées de chaleur, sont dus à un rétrécissement du seuil de réponse du cerveau aux régulations de la température du corps (frissons et tremblements en cas de froid, vasodilatation avec crises de sueurs et de rougeur en cas d'excès de chaleur).

Bien qu'il soit lié à une carence en œstrogènes, cet effet est très probablement associé aux changements intervenant au niveau des neurotransmetteurs du système nerveux central. La réactivité vasculaire périphérique subit également des altérations chez les femmes symptomatiques. L'œstrogénothérapie (thérapie basée sur l'administration d'œstrogènes) substitutive est le traitement le plus efficace contre les bouffées de chaleur.

Parmi les autres thérapies étudiées, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline, ainsi que la gabapentine se sont révélés plus efficaces qu'un placebo. Un suivi objectif des bouffées de chaleur montre une réelle amélioration grâce au traitement hormonal substitutif de la ménopause.

Les bouffées de chaleur ont récemment été associées à des risques cardiovasculaires accrus et à une incidence plus faible de cancers du sein, mais ces données sont encore à confirmer.

Environ 65% des femmes, de toutes origines ethniques, présentent des symptômes vasomoteurs. Le traitement hormonal de la ménopause a été très critiqué après la publication de l'étude américaine WHI en 2002. Dix ans après cette publication, les résultats ont été affinés. Ainsi, le risque de cancer du sein est essentiellement lié à l'utilisation de progestatifs de synthèse (exemple le MPA) alors que les hormones bio-identiques (estradiol 17 beta et progestérone naturelle ou semi-naturelle) entrainent un risque non significatif si l'utilisation est inférieure à sept ans (étude française E3N : étude épidémiologique de l'Éducation nationale). Les risques cardiovasculaires ne sont pas significatifs et peuvent même être inférieurs lorsque le traitement hormonal est débuté rapidement après la ménopause avant que l'athérosclérose ne soit installée. Par ailleurs, il n'y a pas de sur-risque thrombo-embolique (phlébite, embolie pulmonaire) lorsque l'estrogène bio-identique est administré par la peau.

Chaque femme est un cas particulier, les traitements hormonaux de la ménopause sont très nombreux et c'est la responsabilité du médecin que d'établir pour chaque femme la balance bénéfice-risque, qui on le sait maintenant, est différente pour chaque type de traitement de la ménopause.