Le site de l'hôpital Nord Laennec, en extérieur de la ville et à proximité du périphérique, n'est-il pas plus accessible ?

Publié le 21 mai 2015 Mis à jour le 16 avril 2018
Certains pensent en effet qu'éloigner l'hôpital de l'agglomération nantaise préserverait le calme de la ville, serait mieux pour les patients, coûterait moins cher et le rendrait plus accessible. Si les études menées depuis maintenant une dizaine d'années avaient donné des résultats en ce sens, cette hypothèse aurait été privilégiée. Or, les études d'organisation et de coût ont donné un résultat inverse qui privilégie le regroupement des services de court séjour à proximité d'autres fonctionnalités :
 
  • accessibilité par les transports en commun (tramway, bus, train), à pied et à vélo;
  • urgences adultes et pédiatriques en zone centrale (il est impensable de les transférer à l'extérieur de la ville);
  • proximité avec la faculté de Médecine, avec les facultés d'Odontologie et de Pharmacie, ainsi qu'avec les laboratoires de recherche;
  • proximité des hôtels, restaurants et commerces pour les familles des patients;
  • proximité de la plateforme logistique située à Saint-Jacques (restauration, blanchisserie, approvisionnements...)
L'accès à l'hôpital Nord Laennec est aujourd'hui difficile aux heures de pointe sur le périphérique.

De plus, reconstruire l'hôpital au cœur de l’agglomération est le moyen d'être au plus près des patients et ne coûte pas plus cher. Cela permet d'être au cœur du réseau des transports en commun avec la connexion au réseau SNCF.

Prolonger le tramway jusqu'à cette zone non urbanisée de Saint-Herblain ne résoudrait pas ces questions vitales pour l'avenir de l'hôpital public. Quant aux disponibilités en surface, la zone constructible sur l’Île de Nantes est d'une centaine d'hectares. Le CHU n'en occupera qu'un peu plus d’une dizaine.

Maintenir l'équilibre géographique de l'offre de soins publique/privée
De même, le projet se doit de prendre en compte l'offre globale de soins, y compris privée. En effet, un équilibre géographique est indispensable. Si le CHU a la particularité d'exercer une mission de recours pour des pathologies particulières, il exerce également des activités de proximité pour lesquelles la localisation du CHU revêt une importance particulière.

Regrouper les activités pour favoriser la cohérence du parcours du patient et réduire les coûts
La réduction des coûts de fonctionnement provient du regroupement des activités: aujourd'hui, peu de consultations se font sans avoir besoin du plateau technique (imagerie, examens de laboratoire, endoscopies...). Nous constatons déjà que les activités de diagnostic et de traitement sont très liées et peuvent être simultanées: cela nécessite un plateau technique et des équipes formées sur place, dans un contexte de démographie médicale qui ne permettra pas de démultiplier les équipes.