Handicap : sexualité et violences sexuelles

Publié le 23 novembre 2017 Mis à jour le 4 décembre 2017
Date(s)

le 1 février 2018

La sexualité des personnes en situation de handicap a longtemps été considérée comme bestiale, honteuse, dangereuse et ne pouvait se déployer, se vivre que dans le secret de la clandestinité. Malgré des évolutions législatives et institutionnelles, elle reste aujourd’hui encore un sujet tabou. Comment comprendre cet interdit et ce déni ? Quels rapports complexes entretiennent le handicap, le corps, l’affectivité et la sexualité ? Comment les professionnels peuvent-ils accueillir et soutenir l’émergence des désirs et de la sexualité des personnes qu’ils accompagnent dans ce champ ? En effet, comme pour tout individu, la curiosité sexuelle et la quête amoureuse sont légitimes. La recherche de plaisir auto-érotique, l’envie de découvrir le corps de l’autre, de nouer une relation intime sont à l’œuvre. Dans cette exploration de soi et de l’autre, des passages à l’acte plus préoccupants peuvent cependant surgir. Alors qu’ils étaient plutôt cachés, ignorés et peu judiciarisés, ils apparaissent aujourd’hui « sur-dénoncés » et relèvent une grande complexité (quid de la position de victime ? d’auteur ? auteur et victime ?...). Quelles réponses – préventives, thérapeutiques – apporter à ces manifestations préoccupantes de la sexualité du sujet en situation de handicap ?