Guillaume François Laennec (1748-1822)

Publié le 21 avril 2011 Mis à jour le 31 janvier 2012

Médecin à Nantes, recteur de l'université, il forme son neveu René qui inventera le stéthoscope.

Guillaume Laënnec

Guillaume Laënnec

Guillaume François Laennec naît à Quimper le 11 novembre 1748. Son père Michel eut trois autres enfants: une fille morte à 16ans, Théophile-Marie, père de René-Théophile et Michel, prêtre recteur d'Elliant puis chanoine de Tréguier qui émigrera aux Pays Bas et mourra en Angleterre.

Guillaume commence ses études de médecine à Quimper et, au bourt d'une année il gagne Paris (1769), pour s'inscrire à la facuklté de médecine. Il soutient sa thèse à Montpellier en mars 1773.

Désireux de parfaire ses connaissances cliniques, il effectue en Angleterre un périple plutôt décevant, il regagne alors la France en 1774.

Il épouse Mlle de Gennes, dont la famille exige qu'il se fixe en province. Il s'installe alors à Nantes. Il obtient l'agrégation après une action en justice afin de ne pas repasser des examens et des années d'études. L'arrêt de mai 1785 lui confère l'agrégation.  Il devient la même année procureur général de l'Université (après élection). En 1788, il devient recteur de l'université de Nantes.

Le 15 mai 1788, il accueille ses deux neveux René Théophile Hyacinthe (sept ans), et son frére Michel Bonaventure (six ans). De 1795 à 1801 il offre une solide formation à René-Théophile dans un hôpital militaire, et il lui évite ainsi l'incorporation. René Théophile part faire ses études sur Paris, il part le 20 avril 1801.

Guillaume est un républicain de la première heure, il remplit des fonctions municipales, il fait partie d'une délégation qui témoigne au procès de Carrier. Il demande et obtient la réincarcération de certains de ses complices acquittés.

Guillaume meurt en 1822. Il put, avant sa mort, se servir du stéthoscope de son neveu.