La construction du nouvel hôpital sur l’Ile de Nantes représente une opportunité unique de bâtir un lieu de soin, d’enseignement et de recherche à la hauteur des ambitions de la médecine de demain. C’est un nouveau modèle hospitalier qui s’invente pour offrir les meilleures conditions d’accueil et de prise en charge des patients. Le défi relevé par la communauté hospitalière est donc celui de la conception d’un hôpital ouvert sur la ville, conscient de sa responsabilité environnementale, anticipant la révolution numérique, en lien étroit avec ses partenaires et offrant un environnement agréable pour contribuer au « bien-être » des patients et des professionnels.

Le contrat de maîtrise d’oeuvre, signé le 1er juillet 2015 avec l’équipe Art&Build, Pargade Architectes, Artelia et Signes Paysages, porte sur l’emprise totale de 10,1 hectares comprenant :

  • le regroupement des activités MCO (médecine, chirurgie, obstétrique), Samu/Smur des sites Hôtel-Dieu et Hôpital Nord Laennec,
  • un Institut de Recherche en Santé, l’IRS 2020, dédié aux équipes de recherche labellisées « Départements Hospitalo-Universitaires » (« DHU 2020 » rassemblant l’institut du thorax et l’institut des maladies de l’appareil digestif, « DHU onco-greffe » fédérant l’hématocancérologie, l’onco-dermatologie, l’immunologie, la médecine nucléaire et l’institut de transplantationurologie-néphrologie),
  • un projet d’hôtel hospitalier d’une centaine de chambres, qui viendra en appui du développement de l’ambulatoire.


Un hôpital « ville »

Équipement hospitalier hors normes au sein d’un site exceptionnel en centre-ville, le futur CHU prendra place dans un quartier mixte associant bureaux, logements, commerces, dessertes en transports en commun et parcs urbains pour l’ensemble des habitants de la métropole.

Au coeur de cet éco-système, l’hôpital s’inscrira en continuité de l’espace urbain grâce à une végétalisation du rez-de-chaussée, un maillage de rues piétonnes, de jardins et de places. La hauteur de ses bâtiments sera en harmonie avec celle des bâtiments de logements voisins pour une meilleure homogénéité du quartier.

Loin de l’image massive des hôpitaux actuels, traversé par une large rue piétonne, il sera ainsi ouvert sur la ville et facilement accessible pour tous et par tous moyens.

Un hôpital « intelligent »

Le futur hôpital s’attache à préserver la fonctionnalité du bâti tout en offrant des performances énergétiques remarquables (structure adaptée au climat, recours aux énergies renouvelables…) permettant de réduire la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre.

L'évolutivité des bâtiments est notamment rendue possible par une conception architecturale souple facilitant la réallocation des espaces.

En effet, autour du plateau technique, les activités (hébergements conventionnels, ambulatoire…) sont regroupées dans des bâtiments spécifiques partiellement ou totalement « désamarrables » de ce cœur hyper-spécialisé.

Des systèmes et outils « intelligents » permettront de rendre les bâtiments plus sûrs et plus performants, grâce à :

  • des tableaux de bord automatisés de suivi des consommations
  • d’énergies, eau et fluides médicaux,
  • des systèmes de contrôle d’accès aux locaux, de vidéo-surveillance et de gestion incendie/sécurité,
  •  des systèmes de maintenance et de contrôle y compris à distance,
  • des fonctions intégrées de localisation des biens et des personnes.

Eco-responsable, l’hôpital sera ainsi à même de mieux gérer sa consommation énergétique, de réduire son empreinte carbone et d’optimiser sa gestion de l’eau et des déchets.

Un hôpital en « réseau »

Au-delà de sa mission de soin, le CHU assure des missions d’enseignement et de recherche. Elles sont indispensables à sa dynamique et lui permettent d’offrir aux patients des traitements de pointe. Demain, l’hôpital sera le coeur d’un réseau beaucoup plus large et connecté associant professionnels de santé, chercheurs, étudiants, enseignants mais également usagers, praticiens libéraux ou entrepreneurs du secteur médical.

Source de coopération, de créativité et d’innovation, ce continuum « soin, enseignement, recherche » est permis par la création du « quartier de la santé », associant à proximité de l’hôpital, la faculté en santé, les écoles paramédicales, ou encore les instituts de recherche comme l’IRS 2020. Cet écosystème contribuera à l’amélioration de l’offre de soin pour les patients et des conditions de travail pour les professionnels et les étudiants. Elle renforcera l’attractivité de l’agglomération nantaise pour les chercheurs et les médecins.

Un hôpital « connecté »

L’hôpital connaît une mutation profonde avec le développement des nouvelles technologies dont l’impact est aussi bien technique qu’organisationnel. Avec cette transformation, c’est le parcours du patient qui doit être complètement repensé pour permettre une prise en charge plus simple et fluide. Numérique, le futur CHU garantira une meilleure connexion entre les acteurs de santé et une interaction renforcée avec les usagers.

Partage d’information, sécurisation des prises en charge, fluidité du parcours, l’impact des innovations digitales sera majeur sur l’ensemble du fonctionnement hospitalier.

Il se concrétisera notamment à travers :

  • un hôpital plus communicant (domotique, objets connectés, portail patients et professionnels de santé…) ;
  • une logistique informatisée et automatisée (système de transports automatiques lourds par des véhicules à guidage automatique, réseau de transport automatique léger, système automatisé d’évacuation du linge et de déchets, distributeurs automatiques de vêtements...),
  • des plateaux techniques avec des équipements numériques et robotisés (traçabilité informatisée, télémaintenance, gestion de stock automatisée…).

La disposition des bâtiments

UN PLATEAU TECHNIQUE CENTRAL

Le futur hôpital sera organisé de manière concentrique autour d’un plateau technique hyper-spécialisé (blocs opératoires, imagerie). Celui-ci sera ainsi directement accessible à tous les autres services qui y sont liés tels que les urgences, les soins critiques au nord et les secteurs d’hébergement au sud. Cette disposition permet une hiérarchisation des flux entre des zones programmées depuis les hospitalisations vers les blocs opératoires et des zones non programmées entre les urgences et les soins critiques. Un axe « rouge» permet un accès direct de l’héliport aux soins critiques pour garantir l’immédiateté des prises en charge en urgence.

DES FLUX STRUCTURÉS

La grande allée-jardin, qui part du hall principal, dessert les halls des pôles hospitalo-universitaires et l’accès externe à l’imagerie et à la médecine nucléaire. Le rez-de-chaussée de ces bâtiments offre un accès direct aux consultations et aux explorations fonctionnelles. Le premier niveau, en continuité immédiate du plateau technique, est consacré aux prises en charge ambulatoires alors que les étages supérieurs sont dédiés à l’hospitalisation.

Cette organisation distribue de manière simple et claire la majorité des flux de patients externes et visiteurs.

UNE ORIENTATION SIMPLE POUR LE PATIENT

Afin d’assurer une meilleure lisibilité extérieure des bâtiments et de faciliter l’orientation des usagers, chaque façade de l’édifice est spécialisée pour s’intégrer pleinement à son environnement tout en correspondant à une entité identifiée. Chaque point d’entrée de l’hôpital possède ainsi sa propre identité.