Douleurs de la femme

Publié le 21 décembre 2017 Mis à jour le 21 décembre 2017

Dans le cadre des consultations de douleurs pelviennes prises en charge par le service d'urologie.

Plus d'informations sur la consultation

Endométriose

Parmi les pathologies responsables de douleurs gynécologiques, l’endométriose est la plus fréquente puisqu’elle concerne une femme sur dix entre 15 et 49 ans. Elle est liée à la présence de tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus. Différents
organes peuvent être touchés. La maladie peut être asymptomatique. Mais dans certains cas, elle provoque des douleurs fortes (notamment au moment des règles) et/ou une infertilité. L’endométriose est retrouvée chez 40% des femmes souffrant de douleurs pelviennes chroniques.

Le diagnostic se fait sur la clinique et une IRM pelvienne.
Le blocage du cycle menstruel par la prise d’une pilule en continu par exemple peut permettre un soulagement des douleurs de même que certain anti-inflammatoires. Parfois il est nécessaire de recourir à la chirurgie pour retirer les lésions d’endométriose.

Dans un certain nombre de cas, il peut y avoir des phénomènes douloureux plus généraux dans un contexte de sensibilisation imposant une prise en charge plus globale de la douleur.

Une étroite collaboration entre le gynécologue, l’algologue (médecin de la douleur), le psychologue est souvent nécessaire pour accompagner les femmes souffrant d’endométriose.

Pour échanger avec d’autres patientes : www.endofrance.org

Vulvodynies

La vulvodynie est définie par un inconfort vulvaire chronique le plus souvent à type de brûlures, sans lésion visible pertinente et sans maladie neurologique cliniquement identifiable. Certaines vulvodynies sont spontanées (douleurs quasi permanentes) et apparaissent souvent après des infections génitales à répétition (mycoses vulvaires). D’autres sont uniquement provoquées par le contact et notamment les rapports sexuels et sont dites primaires lorsque les douleurs sont apparues dès les premiers rapports sexuels ou secondaires lorsqu’elles apparaissent plus tard dans la vie.

Les vulvodynies provoquées sont l'apanage de la femme jeune et ont un retentissement psychologique et sexuel important.

Le diagnostic est essentiellement clinique sans examen complémentaire.

Les traitements font appels aux anesthésiants locaux, aux médicaments de la douleur neuropathique, à la kinésithérapie et aux psychothérapies. L’objectif premier de la psychothérapie n’est pas de faire disparaître la douleur vulvaire mais d’apaiser la souffance psychologique qui est au moins un facteur d’entretien. Les approches le plus souvent recommandées sont cognitivo-comportementales.

Pour échanger avec d’autres patientes : www.lesclesdevenus.org