CP - Accords Ségur de la Santé

Publié le 28 mars 2022 Mis à jour le 28 mars 2022
Date(s)

le 28 mars 2022

Le CHU de Nantes signe un accord collectif local. Il acte des mesures concrètes en faveur de l’emploi et des conditions de travail des personnels

Dans le cadre du dernier volet du Ségur de la santé, le CHU de Nantes annonce, ce jour, la signature d’un accord avec les organisations syndicales CGT, CFDT, FO, CGC-CFE (Acteurs Santé).
Cet accord est marquant par :
  • l’ampleur des montants alloués, issus du Ségur de la santé : 2,5M € pour 2022,
  • la méthode collective adoptée pour son élaboration et son suivi.
Souhaitant aller au-delà des moyens obtenus dans le cadre du Ségur, la direction du CHU investit 500 000 € sur crédits propres. Objectif : lutter durablement contre les troubles musculo-squelettiques par l’installation de rails plafonniers supplémentaires dans 250 chambres.

Trois mesures fortes pour l’emploi et les rémunérations des personnels hospitaliers :
  • la création de 20 postes pour renforcer les équipes de suppléances et compenser l’absentéisme ;
  • la résorption de l’emploi précaire par la mise en stage de 665 personnels contractuels, au lieu des 465 prévus initialement en 2022 ;
  • la révision du niveau de rémunération à l’embauche de toutes les Infirmières Diplômées d’Etat et Aides-Soignantes contractuelles, à partir du 1er juin. Leur rémunération sera alignée sur le salaire des grilles Ségur des personnels titulaires.

Exemple : une infirmière diplômée d’Etat en début de carrière gagnera désormais 1877€ net par mois (hors éléments variables de paye) soit 174€ de plus qu’avant l’accord.


Un dispositif de suivi original associant les parties prenantes signataires
Fait marquant, les parties prenantes ont décidé la création d’un comité de suivi. Sa mission sera de veiller, en 2022, au respect de la mise en œuvre des mesures et, dès 2023 et 2024, de participer aux négociations des futurs crédits qui seront alloués.
Il est composé de membres désignés par les organisations syndicales signataires et représentants de la direction du CHU.

En complément et sur les propres crédits du CHU, le protocole prévoit l’installation de rails plafonniers supplémentaires pour prévenir les troubles musculo-squelettiques des personnels.

Le CHU est particulièrement engagé dans la prévention des TMS qui constitue un axe majeur de sa politique des risques professionnels : équipements légers de manipulation, éveil musculaire, formations et sensibilisations, etc.


L’accord vient renforcer cette politique en doublant le nombre de rails plafonniers, afin d’aider à la mobilisation des patients.


En 2022, le CHU investit 500 000 € qui permettront d’équiper plus de 250 chambres.

Ils seront installés dans les services d’hospitalisation conventionnelle de médecine et de chirurgie de l’Hôpital Nord-Laennec et de l’Hôtel-Dieu. Le nombre de lits équipés dans chaque unité sera déterminé, avec le personnel soignant, au regard du degré d’autonomie des patients pris en charge.

A titre d’exemples, les services particulièrement concernés seront l’orthopédie, l’ortho-gériatrie, la neuro-traumatologie et la médecine interne à l’Hôtel Dieu, la médecine aiguë gériatrique et l’endocrinologie à l’Hôpital Nord-Laennec.

Ces nouveaux rails s’ajoutent à ceux déjà installés dans un service de réanimation, en gérontologie sur le site de Beauséjour, en médecine physique et réadaptation (Saint-Jacques) et dans les blocs opératoires (Hôtel-Dieu).

Contact presse : Service communication – 02 40 08 71 85 – service.communication@chu-nantes.fr