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Consulter les services d’urgences ou pas : recommandations aux parents

Publié le 27 octobre 2022 Mis à jour le 28 novembre 2022

Fièvre, vomissements, chute… il n’est pas toujours simple pour les parents de savoir s’il faut se rendre aux urgences de l’hôpital pour leur enfant ou s’il faut consulter un médecin. Dans un contexte de fortes tensions sur les services d’urgences dans la région, l’Agence régionale de santé Pays de la Loire rappelle quelques principes généraux pour guider les parents dans ces situations.

Les réelles urgences sont plutôt rares. Le plus souvent, une simple consultation médicale permet d’établir un diagnostic et de prescrire le traitement adapté.

De façon générale, si mon enfant est malade, j’évalue la situation : je vérifie qu’il continue à manger, à boire, à jouer, à sourire. Si c’est le cas, je ne m’inquiète pas. Sinon j’appelle mon médecin traitant.

J’évite de me déplacer aux urgences sans un avis préalable.

Les situations qui nécessitent un appel au 15

En cas de signes de gravité : gêne pour respirer, enfant inconscient ou sans réaction, convulsions ….(liste non exhaustive)

Les situations où il faut se rendre aux urgences, après appel au 15

Certains signes doivent néanmoins alerter les parents sur la nécessité que l’enfant soit vu sans tarder par un médecin des urgences (liste non exhaustive) :

  • Fièvre supérieure à 38° chez les enfants de moins de 3 mois.
  • Vomissements et diarrhée avec signes de déshydratation (l’enfant a un comportement inhabituel, anormalement fatigué avec besoin de sommeil important, il est difficile à réveiller et gémit, il est pâle et a les yeux cernés, il a une respiration accélérée)

Les situations où il ne faut pas se déplacer systématiquement aux urgences

Sous le coup de la panique, ou faute de disponibilité de leur médecin traitant, certains parents se rendent aux urgences pour des problèmes de santé relevant de la médecine de ville. Pour ne pas risquer d’exposer son enfant à d’autres microbes, ni d’engorger inutilement les services d’urgence, il est important de prendre le temps d’analyser la situation. Voici quelques situations qui ne nécessitent pas, à priori, de se déplacer aux urgences (liste non exhaustive) :

  • Fièvre supérieure à 38° chez les enfants de plus de 3 mois.
  • Vomissements et diarrhée sans signes de déshydratation.
  • Toux sans gêne respiratoire.
  • Eruption sur la peau, sans fièvre

Rappel des principes généraux en cas de problème de santé

En cas d’apparition de symptômes, il convient de consulter prioritairement son médecin traitant. En cas d’absence de médecin traitant, on peut également aller voir le pharmacien, qui apportera des conseils, ou bien joindre une maison ou un centre de santé le plus proche de chez soi afin d’obtenir un rendez-vous.

Le soir après 20h, le week-end à partir du samedi midi et les jours fériés, il est possible de joindre un médecin de garde en appelant le 116 117.

Les pédiatres de la ville de Nantes et son agglomération, s’organisent et, comme l’an dernier, ont ouvert une permanence de soins le week-end (le samedi de 12h à 20h et le dimanche de 8h à 20h) et ce jusqu’au 26 mars.

Cette permanence est réservée principalement aux nouveaux nés, nourrissons malades ou enfants porteurs de handicap ou de pathologie chronique. Ces consultations ne se substituent pas au suivi classique de l’enfant.

Les patients peuvent prendre rendez-vous en ligne sur doctolib (Pédiatre astreinte Nantes et agglomération) En cas d’indisponibilité, merci d’annuler votre rendez-vous afin de libérer le créneau rapidement.

Ne pas se déplacer aux urgences avant d’avoir pris un avis médical (en appelant le 15), car les délais d’attente peuvent y être très allongés, en cette période.

En cas d’urgence vitale, composez le 15.
 

Comment prévenir la bronchiolite ?

La bronchiolite, maladie respiratoire virale qui touche plus particulièrement les enfants de moins de deux ans, est désormais en phase épidémique en Pays de la Loire. Le pic de l’épidémie est prévu pour la mi-novembre mais les services d’urgence sont déjà sur-sollicités.
Pour prévenir la transmission du virus et éviter les infections, quelques gestes de prévention s’imposent.

Je suis un parent : les symptômes ; protéger mon enfant ; que faire si il est malade ?
Chaque hiver, la bronchiolite touche près de 30% des enfants de moins de 2 ans. Les virus responsables, très contagieux, se transmettent facilement d’une personne à une autre par la salive, la toux, les éternuements, et peuvent rester sur les mains et les objets (comme les jouets, les tétines, les doudous). Dans la majorité des cas, la bronchiolite guérit spontanément au bout de 5 à 10 jours mais la toux peut persister pendant 2 à 4 semaines.

Quels sont les symptômes ?
Une bronchiolite débute généralement par un simple rhume ou une rhinopharyngite avec une légère fièvre avant, dans certains cas, de s’aggraver rapidement avec :

Des signes de difficultés respiratoires (respiration très rapide, très lente ou irrégulière) ;
Une toux sèche puis de plus en plus grasse ;
Une fièvre modérée ;
Une fatigue, une perte de réactivité
Des prises alimentaires inférieures aux rations habituelles.
Le traitement consiste avant tout à désobstruer le nez et à organiser avec son médecin la surveillance de la convalescence des enfants à domicile.


Consultez la foire aux questions du Ministère de la santé et de la prévention