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Cancer du poumon
Le cancer du poumon (ou cancer bronchique) représentait le 4e cancer le plus fréquent en France. C’est la première cause de décès en France et dans le monde.

Le principal facteur de risque de cancer du poumon est le tabagisme actif avec environ 85% à 90% des cancers du poumon qui surviennent chez des fumeurs. Le traitement de ces cancers repose sur la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie et les thérapies ciblées.

Certains cancers du poumon surviennent chez des personnes ayant été exposées de façon répétée à l’amiante ou à d’autres substances toxiques et peuvent être reconnus comme maladies professionnelles.

Il n’existe pas à ce jour de dépistage recommandé. L’âge moyen du diagnostic est d’environ 65 ans et 70% à 80% des cancers sont diagnostiqués à un stade avancé de la maladie.

Bien que le tabagisme soit un facteur de risques important de cancer du poumon, un certain nombre de cancers du poumon surviennent chez des personnes n’ayant jamais fumé auparavant.

Les cancers du poumon les plus fréquents sont les cancers bronchiques non à petites cellules (CBNPC – environ 85% des cancers du poumon) et les cancers bronchiques à petites cellules (CBPC – environ 15% des cancers du poumon). On peut également voir apparaître des métastases pulmonaires.

Les cancers bronchiques non à petites cellules (CBNPC) regroupent plusieurs types de tumeurs selon le type de cellules concernées:

  • l'adénocarcinome bronchique, qui représente environ 40% de l'ensemble des CBNPC. Jusqu'à présent, cette forme de cancer bronchique était le plus souvent observée chez les non-fumeurs et les femmes. Cette catégorie de tumeurs regroupe plusieurs sous-types dont le carcinome bronchiolo-alvéolaire qui se développe à partir des cellules constituant les alvéoles;
     
  • le carcinome épidermoïde, qui représente environ 40% de l'ensemble des CBNPC. Il se développe habituellement dans les grosses bronches situées dans la partie centrale du poumon. Le carcinome épidermoïde est fortement lié au tabac;
     
  • le carcinome à grandes cellules, qui représente quant à lui environ 20% des CBNPC. 90% d'entre eux seraient liés au tabac. Il peut être situé n'importe où dans les poumons. Il se distingue des autres formes notamment par son caractère indifférencié.
Le cancer bronchique à petites cellules (CBPC) représente 20% à 25% des cancers bronchiques. 95% de ces cancers sont liés au tabac. C'est une tumeur dite neuroendocrine, car elle se développe à partir de cellules neuroendocrines qui tapissent l'épithélium (tissu de revêtement) des poumons. Elle prend naissance dans les bronches situées près du centre du thorax.

Les métastases pulmonaires ou cancers secondaires du poumon apparaissent lorsqu'un cancer qui a pris naissance ailleurs dans l'organisme se propage aux poumons. Les métastases sont des tumeurs secondaires qui peuvent se développer dans un autre organe à partir de cellules cancéreuses issues de la tumeur primitive. Elles se répandent le plus souvent par la circulation sanguine. Elles se diffusent aussi par le système lymphatique mais de façon moins importante.

Tout cancer peut être à l'origine d'une localisation secondaire au niveau des poumons. Cependant certains cancers primitifs ont une propension plus élevée que d'autres à métastaser dans les poumons. Il s'agit : des cancers du sein, du côlon, de la prostate, du pancréas, du rein, de la thyroïde, de l'estomac, des mélanomes, de l'ovaire, des sarcomes. Les métastases pulmonaires se forment le plus souvent dans la partie extérieure du poumon, sous la plèvre.

Le choix du traitement est fonction de la tumeur primitive. Il s'agit le plus souvent d'un traitement par voie générale comme la chimiothérapie.


Diagnostic et bilan
Le diagnostic de cancer du poumon est fait par le médecin généraliste ou un autre médecin, à l’occasion d’un examen comme une radiographie thoracique, ou lors d’une consultation pour des troubles respiratoires le plus souvent.

Après l’interrogatoire de recherche des facteurs de risques (tabagisme, antécédents familiaux de cancer du poumon, facteurs de risques professionnels), la radiographie du thorax et un scanner apportent des informations plus précises. Ces éléments permettent de voir la tumeur et d’indiquer sa taille, sa localisation et d’autres lésions éventuelles dans d’autres organes (os, foie, ganglions).

C’est le plus souvent la bronchoscopie qui permet d’affirmer le diagnostic : cet examen consiste à observer l’intérieur des bronches à l’aide d’un tube flexible passé par le nez. On réalise alors un prélèvement de tissu qui sera ensuite analysé et examiné au microscope pour rechercher des cellules cancéreuses.

Une fois le diagnostic de cancer du poumon affirmé, une numération formule sanguine, différents tests sanguins (prise de sang) et un bilan général (scanner, scanner ou IRM cérébrale, scintigraphie osseuse) est effectué pour rechercher des cellules tumorales dans d’autres organes comme le foie, les os, le cerveau.


publié le 1 décembre 2016

par le Pr François-Xavier Blanc, chef du service de pneumologie