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Cette chronologie rassemble les grandes dates de la petite mais aussi de la grande histoire des hôpitaux nantais. A travers ces dates, ces images on évolue au cœur de l'histoire de la santé à Nantes.

l'hôtel-Dieu de l'Erdre (XVIe siècle)1503-1508
Construction de l'hôtel-Dieu Notre-Dame-de-la-Pitié dit hôtel-Dieu de l'Erdre. Cet édifice placé sous la protection de la duchesse Anne est une construction carrée avec une façade de 53 mètres en surplomb de l'Erdre: on y trouve 61 lits recevant environ 1300 personnes par an.




plan de l'hospice du Sanitat (1572)1572           
Création de l'hospice du Sanitat à l'emplacement actuel de l'église Notre-Dame-du-Bon-Port. L'implantation sur la tenue de l'Asnerie, près de l'embouchure de la Cézine, date en fait de 1569 (épidémie de peste) ; Julien Pesché, chirurgien de l'hôtel-Dieu qui s'était illustré dans la lutte contre les épidémies depuis 1567 s'y installe.

l'hôtel-Dieu sur l'île Gloriette au XVIIe siècle1655           
Ouverture de l'hôtel-Dieu de l'île Gloriette, il comprend 12 infirmeries de 24 lits à deux places (soit 596 places) séparées par sept pavillons.


1738           
Cassard institue le premier cours d'anatomie à l'hôtel-Dieu, il deviendra par la suite le doyen de la faculté de médecine.

l'immeuble Deurbroucq1764           
Construction de l'hôtel Deurbroucq sur des plans de l'architecte nantais Jean-Baptiste Ceineray à la demande du négociant Dominique Sylvain Deurbroucq.


l'architecte Nau © Photo M. Leconte1769           
Création du cabinet d'architectes Sauvageot et Nau, dont est issu le cabinet Joëssel. (Portrait de Nau, non daté. © Photo M. Leconte)



1779           
Le plancher d'une des salles de l'hôtel-Dieu s'écroule ce qui montre l'état de vétusté dans lequel il fonctionne...

1783           
On voit le premier projet de démolition de l'hôtel-Dieu

Guillaume Laënnec1788           
Guillaume François Laënnec devient recteur de la faculté de médecine de Nantes, puis il deviendra en 1791 médecin chef de l'hôtel-Dieu.




Jean-Baptiste Darbefeuille1791           
Une école de sage-femme est créée à l'hôtel-Dieu de Nantes (où des lits seront dorénavant réservés aux femmes enceintes), où enseigne François Etienvrin (1722-1797), professeur d'accouchement à la faculté dès 1765, et Jean-Baptiste Godebert (1730-1799). Jean-Baptiste Augustin Darbefeuille (portrait ci-contre) succède à Chizeau comme chirurgien majeur ; il obtient que tous ses élèves aient accès à l'hôtel-Dieu (jusqu'alors l'accès des étudiants y restreint à un nombre maximum).

serment civique1792 - du 2 au 22 novembre
Les sœurs hospitalières de l'hôtel-Dieu refusent le serment civique et sont donc chassées immédiatement  de l'hôtel-Dieu par le président de la commission administrative, le chirurgien Jean Cantin (elles sont remplacées par des sœurs citoyennes jusqu'en 1808).


1793 - juillet-novembre
Du fait de la guerre civile en Vendée, 3769 blessés sont hospitalisés à l'hôtel-Dieu de Nantes (dans les couvents désaffectés, 4450 lits militaires sont mis en service en hâte, desservis

1796 - 22 septembre   
Afin de réagir à la misère dans lesquels ils étaient tombés, la loi du 16 vendémiaire an V rétablit les hôpitaux dans leurs possessions et confie leur direction aux administrations locales, l'Etat ne prenant en charge que des institutions spécifiques comme celles accueillant les sourds-muets ou les aveugles. Les hôpitaux seront dirigés par une commission administrative : lorsqu'il existe plusieurs établissements dans une même commune, ceux-ci sont regroupés sous une même administration et s'intitulent « hospices civils » Ainsi  le Sanitat et l'hôtel-Dieu sont réunis et donc dirigés par des « administrateurs des hospices ».

1803-1804
La commission administrative fait appel aux Sœurs de la Sagesse pour tenir l'hôpital général du Sanitat  mais également l'hôtel-Dieu où elles s'installent en 1804, le 19 germinal an XII (15 sœurs à l'hôtel-Dieu et 23 au Sanitat). Photo Marie-Louise Trichet première Fille de la Sagesse (1684-1759).

1808 - 4 mars       
Napoléon institue à Nantes un Ecole secondaire de médecine et un internat, dont l'objet est de dispenser des cours théoriques et pratiques de médecine, de chirurgie et de pharmacie. Guillaume Laënnec en devient le directeur jusqu'à sa mort en 1822.

1815           
Fermeture de l'hôpital des orphelins, les enfants seront alors transférés à l'hôtel-Dieu. Le bâtiment après d'importantes transformations, est devenu aujourd'hui une maison de retraite.

1822            
Ambroise Laënnec second fils de Guillaume, ancien chirurgien aux Armées de 1808 à 1814, il se forme à Paris de 1815 à 1820 par René Théophile. En 1822 il est nommé médecin titulaire. Il introduit à Nantes l'examen clinique, la nécropsie  systématique, le relevé statistique pratiqué par son cousin René Théophile Laënnec.

René Dunan1824           
René Dunan, sourd et ancien élève de l'Institut national des sourds de Paris ouvre à Nantes, une première école de sourds-muets, rue Crébillon. L'histoire de René Dunan sur le site de l'institut de la Persagotière

Jules Vallès1851 - 31 décembre       
Jules Vallès est interné à l'hôpital Saint-Jacques sous le motif fictif d'une aliénation. En réalité, son père, soucieux de sa réputation, veut empêcher Jules de s'opposer au coup d'état du 2 décembre 1851, lors duquel Napoléon III prend le pouvoir.  Il sera libéré le 2 mars 1852 grâce à l'aide de ses amis parisiens, après avoir tenté par deux fois de se suicider.

pose de la première pierre de l'hôtel-Dieu (outils)1856 - 13 août           
Pose de la première pierre du nouvel hôtel-Dieu, cet édifice bénéficiera dés sa construction de l'éclairage au gaz.


1860 - 1er octobre    
Georges Clémenceau est reçu 4e sur 5 au concours d'internat. Il effectue son internat à l'hôtel-Dieu, puis à Saint Jacques. Il y sera convoqué par le conseil de discipline qui le condamne à un blâme et à une réduction de traitement, il sera révoqué en août 1861.


1861           
Suppression du "tour" où les enfants nantais pouvaient être abandonnés par leur mère. C'était un lieu accolé à l'hôpital où les mères pouvaient déposer leur enfant de façon anonyme, tout en sachant qu'il serait pris en charge par l'hôpital. Une fois le tour fermé une cloche sonnait alertant le personnel de l'institution. (exemple de tour d'abandon).

1863 - 15 novembre   
Inauguration sur l'île gloriette du nouvel hôtel-Dieu (au terme des travaux: neuf pavillons à deux étages reliés par des couloirs vitrés comprenant quinze services, 887 lits et intégrant l'école de médecine construit sur les plans de l'architecte Chenantais: bâtiments disposé en dent de peigne autour d'une galerie basse formant un U. Ce dernier s'inspira de l'hôpital Lariboisière à Paris, pour créer l'hôtel-Dieu.

1865           
L'indice de mortalité chez les malades de l'hôtel-Dieu atteint 8,6% pour les adultes, mais 40% pour les enfants.

1880
Création du premier service de spécialité, celui d'ophtalmologie, suivi en 1885 par un service d'oto-rhino-laryngologie.

1891           
Première salle d'opération aseptique à l'hôtel-Dieu

1895           
Création d'un laboratoire de bactériologie par le docteur Rappin (photo Docteur Rappin)

1896            
Début de l'utilisation du biberon stérilisé à la crèche, où la mortalité passe alors en quelques années de 40% à 21%.

1897           
Alexis Ricordeau devient vice-président des Hospices civils de Nantes. Il le restera jusqu'en 1931.

1898           
Création des services d'électrothérapie et radiologie du docteur Allaire, mais aussi de neurologie et de stomatologie


1901           
Installation du premier réseau électrique de l'Hôtel-Dieu, suivant l'arrêté préfectoral du 29 avril de la même année.

1905           
L'hôtel-Dieu se dote d'un premier appareil d'électrothérapie, placé sous la responsabilité du docteur Allaire, chef de l'électrologie médicale. Cet appareil permet de traiter avec succès la teigne chez les enfants, l'appareil est transféré en 1906 à l'hôpital Saint-Jacques.


1907            
Alexis Ricordeaux devient président de la commission administrative des hôpitaux de Nantes

1908           
Création du service de pédiatrie

1909           
Création d'un service de phtisiologie : qui étudie la tuberculose (maladie bactérienne et contagieuse).

1909           
L'archiviste Léon Maître dresse un inventaire des archives hospitalières antérieures à 1790 conservées alors dans les établissements de Loire-inférieure.

1914 - 3 août    
Déclaration de guerre, dès le 12 Août 220 lits de l'hôtel-Dieu sont réservés par la commission administrative aux militaires, et environ 400 à Saint-Jacques, mais cela se révèle très vite insuffisant du fait du caractère de plus en plus meurtrier des hostilités. Le 22 Août, la commission administrative propose au préfet d'utiliser la place disponible à Saint-Jacques pour y installer des baraquements supplémentaires et ainsi accueillir de nouveaux blessés : l'hôpital Baur est né.

1918           
Un service spécialisé de 175 lits est crée à l'hôtel-Dieu pour accueillir les soldats gazés sur le front.

1924           
René Gauducheau fonde à l'hôtel-Dieu un service de lute contre le cancer. En 1947 il reçoit le statut de centre de lutte contre le cancer. Il est aujourd'hui situé à l'hôpital Guillaume et René Laënnec et ce depuis 1991.

1930           
Création du service de dermatologie et du service des contagieux sur trois hôpitaux: l'hôtel-Dieu, Saint-Jacques, et Laënnec.

1935           
Création de la clinique urologique...

1938           
La commission administrative confie au musée des arts décoratifs de Nantes une collection de pots en faïence de Nevers du XVIIIe siècle provenant de la pharmacie de l'hôtel-Dieu. Ces pots sont aujourd'hui conservés au musée du Château des ducs de Bretagne.

publié le 23 juillet 2015

par Pascale Wester - direction de l'attractivité, de la communication et des affaires générales


contacts

association d'histoire des hôpitaux et du patrimoine santé de Nantes (AHHPSN)
maison des associations
hôpital Saint-Jacques
85 rue Saint-Jacques
44093 - Nantes Cedex 1

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