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endocrinologie - maladies métaboliques et nutrition - prédiabète


prise en charge patients - soins

Le diabète de type 2 constitue une des pathologies majeures du XXIe siècle et les experts s’accordent à dire qu’elle doit être reconnue comme une priorité urgente et un enjeu majeur de santé publique.

On estime au minimum à 2 500 000 le nombre de diabétiques en France, dont vraisemblablement 500 000 à 1 000 000 qui s'ignorent. Il existe de grandes disparités régionales avec des taux proches de 5% dans certaines régions contre 3,2% en Pays de Loire. Etude Decodiab menée à Nantes.

L'insuline est la seule hormone qui fait baisser la glycémie dans l'organisme.

Les sujets «  pré-diabétiques » présentent initialement une intolérance au glucose due à l'instauration progressive d'une résistance du foie et des tissus périphériques à l'action de l'insuline (= insulinorésistance).Pour faire face à cette perte de sensibilité, le pancréas surproduit l'insuline, ce qui permet de ramener la glycémie à jeun à des valeurs normales. Mais progressivement, le pancréas diminue sa capacité à compenser la perte de sensibilité à l'insuline, conduisant ainsi à l'apparition du diabète de type 2.

Il est important de noter que les complications cardiovasculaires qui font la gravité de la maladie surviennent dès le stade de pré-diabète, avant l'apparition de l'hyperglycémie franche (> 1.26 g/l) révélatrice du diabète. Dépister les sujets au stade de pré-diabète et prévenir le passage du pré-diabète au diabète de type 2 est donc un enjeu majeur de santé publique.


Dépistage et diagnostic des états pré-diabétiques

Le « pré-diabète » est un état intermédiaire entre une homéostasie du  glucose normale et le DT2 avéré, incluant deux entités cliniques : l'hyperglycémie modérée à jeun (HMJ) et l'intolérance au glucose (IAG).
 L'hyperglycémie à jeun est définie selon l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) par une glycémie à jeun 1.10 g/l, mais < 1.26 g/l.L'intolérance au glucose est définie quant à elle par une glycémie 2H après une charge orale de 75 g de glucose 1.40 g/l et < 2 g/l


 Le risque de développer un DT2 est plus important chez les patients ayant une HMJ et/ou une IAG, le risque étant maximal chez ceux qui combinaient les 2 anomalies. Le risque de développer un diabète chez un sujet normoglycémique est de 0.7%/an. En revanche, ce risque est d'environ 5 à 10% /an chez les individus ayant une IFG ou une ITG. En l'absence d'intervention spécifique, la majorité de ces patients développent un diabète.


 Afin de faciliter le dépistage des patients « pré-diabétiques », des scores cliniques de risque ont été développés. C'est la cas notamment du Diabetes Risk Score (faites le test en téléchargeant le document ci-contre) qui prend en compte des éléments de l'interrogatoire (antécédents familiaux de diabète, antécédents personnels d'HTA, activité physique, ...) et des éléments cliniques (âge, poids, tour de taille). Ainsi, un score compris entre 13 et 20 (sur un total de 20) s'accompagne d'un risque de développer un DT2 de 32.7% à 10 ans.


publié le 5 août 2014

par le Dr Lucy Chaillous, chef du service d'endocrinologie, maladies métaboliques et nutrition


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endocrinologie - maladies métaboliques et nutrition
hôpital Nord Laennec
Bd Jacques-Monod
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