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Nous recevons des patients qui présentent des douleurs orofaciales chroniques. Notre mission est d’évaluer la douleur, de faire un diagnostic et de proposer une prise en charge adaptée au patient: prise en charge en collaboration avec d’autres professionnels de santé (neurologue, algologue, kinésithérapeute, ostéopathe…) basée sur l’éducation thérapeutique du patient douloureux chronique.


L'équipe

Chirurgiens dentistes :
    - Dr B. Bouetel
    - Dr B. Enkel

Psychologue :  
    - Dr V. Quistrebert

Infirmière de l'équipe mobile douleur :
    - C. Cosset


 

Domaines d'expertise

Qu'est-ce que la douleur oro-faciale chronique ?

C'est une douleur qui revient souvent, depuis plusieurs mois ou plusieurs années et qui peut se localiser sur des zones variables de la tête et de la face. Elle peut toucher la région des dents, de la bouche, de la mâchoire et du visage, mais aussi se projeter sur la région de l'oreille, de la nuque, le cou et le crâne.

Elle peut altérer sérieusement la qualité de vie du patient douloureux. Certains patients en souffrent depuis des années.
 



Il existe plusieurs types de douleur oro-faciale chronique


Un groupe que l'on pourrait qualifier de douleurs "neurologiques" comme la migraine, l'algie vasculaire de la face ou la névralgie du trijumeau. Ces douleurs chroniques sont prises en charge par un traitement spécifique mis en place par un neurologue.

Un autre groupe de douleur est constitué des douleurs oro-faciales "idiopathiques", c'est-à-dire sans cause apparente. Ce sont les stomatodynies, les glossodynies, le Burn Mouth Syndrom ou syndrome de la bouche en feu, l'odontalgie atypique, l'algie faciale atypique ou encore les Dysfonctions de l'Appareil Manducateur ou DAM. Certains comportements comme le grincement ou le serrage des dents sollicitent trop les muscles de la face et de la mâchoire et vont être responsables de spasmes musculaires douloureux.

Quelques fois, les patients peuvent avoir plusieurs type de douleur orofaciale, ce qui peut compliquer le diagnostic, d'autant plus si le médecin et le dentiste traitants n'arrivent pas à identifier une cause à ces douleurs. En effet, la majorité de ces douleurs chroniques ne sont pas liées à une lésion ou à une pathologie des dents, de la bouche ou encore des sinus...

Les mécanismes qui sont à l'origine de ces symptômes sont mal connus, mais nous savons qu'ils sont qu'ils sont multifactoriels, avec l'association de facteurs hormonaux, de facteurs locaux mécaniques ou inflammatoires, parfois déclenchés par des traumatismes mineurs (extraction de dents, soins dentaires...) et des facteurs psychiques et émotionnels (le stress par exemple).



Quels sont les traitements efficaces ?

Dans la majorité des douleurs orofaciales, un traitement médicamenteux antalgique (médicament contre la douleur) peut être utile en cas de crise, mais ne doit surtout pas être pris tout le temps et sur une longue période !

En effet, des médicaments antalgiques pris au lont cours peuvent entraîner des maux de tête chroniques appelées céphalées chroniques quotidiennes par abus médicamenteux. Le patient se retrouve dans un véritable cercle vicieux.
 


Les douleurs faciales chroniques idiopathiques étant multifactorielles, leur prise en charge fait intervenir différents professionnels de santé : des dentistes, des médecins de différentes disciplines, des psychologues, des kinésithérapeutes ou encore des ostéopathes.

La composante émotionnelle est souvent très importante dans l'apparition et l'entretien des douleurs. Des techniques de gestion du stress et de l'anxiété comme la relaxation, l'hypnose ou encore une thérapie cognitivo-comportementale peuvent être d'un grand secours.

La prise en charge de ces douleurs chroniques peut également être facilitée par l'éducation thérapeutique. Son objectif est d'améliorer la qualité de vie du patient. Le patient apprend à identifier les facteurs déclenchant des crises douloureuses mais aussi comment utiliser les traitement antalgiques convenablement, à explorer d'autres moyens non médicamenteux pour se soulager. Il devient acteur de son traitement et, pour certains de ces malades, "réaprennent" à faire des activités qu'ils avaient abandonnées (faire du sport, sortir avec des amis...).
 



publié le 14 février 2017

par le Pr Fabienne Pérez, odontologie conservatrice et pédiatrique, et le Pr Yves Amouriq, odontologie restauratrice et chirurgicale


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